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Publié le 23 novembre 2014, par dans Non classé.

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Quand on s’aventure à critiquer Israël, on prend beaucoup de risques

Publié le 28 novembre 2014, par dans Non classé.

Comment dirige-t-on un institut de recherche ? Comment produit-on du soft-power en 2014 ? Comment rester indépendant ? Les réponses du plus médiatique des directeurs de think-tank.
-Dans la singularité de votre combat qui est d’imposer l’IRIS dans l’univers des think-tanks, que retenez-vous essentiellement dans cette démarche ?

Je retiens un succès difficile. Un succès, parce que maintenant, un peu plus de vingt ans après sa création, l’IRIS est reconnu, apprécié, critiqué par certains, ce qui fait partie aussi du succès. Donc, on existe, on a eu une visibilité, et il y a un courant de sympathie et d’empathie autour de l’IRIS, puisque la plupart des gens – en tout cas, ceux qui sont honnêtes – reconnaissent non seulement la démarche d’originalité mais aussi d’indépendance de l’IRIS : indépendance par rapport au pouvoir politique et aux différents groupes de pression. Mais quand je dis que ça a été aussi un succès difficile, c’est parce que tout a été finalement acquis au prix de lourds combats. L’indépendance n’a pas de prix, mais elle a un coût : nous n’avons pas beaucoup de financements et nous évoluons dans un milieu compliqué. La recherche stratégique en France n’est pas très développée.

-Comment avez-vous pu faire face à l’adversité, et qu’est-ce qui justifie cette difficulté de pouvoir imposer une institution comme la vôtre ?

Je dirais qu’il y a eu deux phases. Celle où l’on est partis, avec Jean-Pierre Maulny, avec 20 000 francs de subventions en 1991, pour faire un livre – Analyses Stratégiques – et l’IRIS a grossi au fur et à mesure sans qu’on s’en rende compte nous-mêmes. Et l’équipe a grandi, on s’est développé. Et puis il y a eu 2001. Cette année-là, l’IRIS a failli disparaître suite à la note que j’ai faite au parti socialiste, selon laquelle la position sur le Proche-Orient n’était pas assez équilibrée. Non seulement un centre de recherche a failli disparaître pour avoir critiqué un gouvernement étranger -et pas son propre gouvernement !- mais une telle affaire n’a pas fait de vagues. Les journalistes et les universitaires ont même eu peur d’en parler ! Pour mon livre, Est-il permis de critiquer Israël ?, publié en 2003, j’ai quand-même eu sept refus d’éditeurs. Ce qui ne m’était arrivé sur aucun livre. Quand on s’aventure sur ce terrain, on prend beaucoup plus de risques que si on critique n’importe quel autre gouvernement dans le monde.

-Comment fonctionne l’IRIS, pour forger cette analyse, cette vision et surtout ce décryptage, et cette aide à la décision ?

Aujourd’hui, nous sommes une trentaine de collaborateurs permanents, une douzaine de chercheurs permanents et une trentaine de chercheurs associés, qui ne sont pas là à temps plein. Le critère de choix, c’est bien sûr la compétence. Je ne leur demande pas de penser comme moi. Quand on embauche un chercheur, c’est qu’on estime qu’il est capable de gagner des appels d’offres qui nous permettent de vivre.

Ensuite, chacun garde sa liberté. Il est arrivé, parfois, que deux chercheurs de l’IRIS expriment – parfois, le même jour – deux points de vue différents sur le même sujet. Et ça me va très bien. Il n’y a pas un point de vue officiel de l’IRIS. Moi, j’ai mes propres convictions que j’exprime librement, et jamais je n’irai imposer à un chercheur de s’exprimer dans tel ou tel sens. Je suis suffisamment sûr de ce que je pense pour ne pas avoir peur d’être bousculé dans mes convictions, y compris par des gens de mon équipe. Le milieu de la recherche est un milieu très spécial. Si on veut des gens compétents, il faut des gens originaux. C’est-à-dire des gens qui ne se mettent pas au garde-à-vous, y compris face au directeur de l’institution. Et donc, il faut accepter cette critique.

-Alors que l’on voit émerger un nouvel ordre, comment peut-on réfléchir et dégager les enjeux d’un changement de paradigme ?

Il faut voir large, prendre du recul, ne pas avoir de certitudes. On peut avoir des convictions, mais il faut qu’elles soient soumises au doute, remises en question très largement, et pour ça, rien ne vaut le débat collectif, discuter avec des gens avec lesquels vous n’êtes pas d’accord, parce que le piège, c’est de s’enfermer dans un consensus où les convertis prêchent les convaincus. Toujours questionner son propre savoir, et bien comprendre, aussi, que pour les questions géopolitiques, il faut faire appel à différentes sources du savoir : la géographie, mais aussi l’histoire, l’économie, les sciences sociales, les questions militaires, la science politique, etc.

-A ce niveau d’observation, produit-on du soft power ?

Bien sûr ! Vous avez un combat d’idées au niveau international. Chaque pays a des stratégies d’influence, essaie d’avancer son pion, parce que dans un monde globalisé, l’opinion est devenue un facteur- clé des relations internationales. Vous ne pouvez plus, aujourd’hui, faire une politique internationale contre l’avis de votre propre opinion, et pas non plus contre l’avis de l’opinion mondiale. Les Etats-Unis ont subi un choc d’impopularité très fort après la guerre d’Irak de 2003, ce qui a expliqué en grande partie l’arrivée d’Obama au pouvoir. Et même si Israël ne tient guère compte des mouvements d’opinion extérieurs, la dernière guerre de Ghaza a été une perte de popularité pour Israël qui pose question. Nous, think-tanks, nous participons à tous ces débats, et dans toutes les prises de position que nous faisons, à ce soft power.

-La France est la 5e puissance du monde, mais c’est une puissance en état d’affaiblissement. Comment peut-elle être encore audible ?

Nous avons perdu la rente de situation spécifique que nous avions pendant la guerre froide. Cette position spécifique – alliés indépendants des Etats-Unis –, dans un clivage Est-Ouest, nous donnait une place tout à fait particulière et très populaire dans le monde. Bizarrement, la fin du monde bipolaire, que la France appelait de ses vœux, lui a coûté. Par ailleurs, nous souffrons également et globalement du fait que le monde occidental n’ayant plus le monopole de la puissance, et la France, étant quand même en grande partie un pays occidental, subit cette érosion. En Lire la suite

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Pluie orageuse sur la Saoura et passage pluvieux au Nord dès lundi

Publié le 28 novembre 2014, par dans Non classé.

Des conditions météorologiques instables seront observées, ce week-end, sur la majeure partie des régions du Sud-Ouest et des Hauts-Plateaux sous l’effet de la pénétration, à partir d’aujourd’hui, d’une nouvelle perturbation pluvio-orageuse en provenance du proche Atlantique, a indiqué hier l’Office national de météorologie (ONM). Cette perturbation affectera, à partir de ce soir, plusieurs régions de la Saoura et des Hauts-Plateaux, dont Béchar, Naâma, El Bayadh, Laghouat, Djelfa, Saïda, Sidi Bel Abbès et Tlemcen. Elle sera accompagnée d’averses orageuses localement assez marquées et d’un rafraîchissement sensible des températures ainsi que de vents assez forts avec fréquents tourbillons de sable sur la majeure partie de ces régions, a-t-il ajouté. Lire la suite

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Plafond de production maintenu : Le prix du pétrole chute

Publié le 28 novembre 2014, par dans Non classé.

L’OPEP a décidé hier malgré la chute des cours du pétrole de maintenir son plafond de production d’or noir à 30 millions de barils par jour.
Cette décision a aussitôt entraîné une nouvelle dégringolade des prix du brut. Les membres étaient arrivés à Vienne sans consensus préalable, divisés entre les partisans de la baisse et ceux d’un maintien de la production à 30 millions de barils/jour. L’Arabie Saoudite, qui représente près d’un tiers de la production de l’organisation, avait affiché, à maintes reprises ces dernières semaines, sa réticence quant à une baisse de production à laquelle elle préférait une régulation opérée par « le marché». Une position également partagée par les Emirats arabes unis.

D’autres membres, comme le Venezuela, réclamaient un abaissement du plafond de production, estimant l’excédent sur le marché pétrolier à deux millions de barils par jour. Le ministre vénézuelien des Affaires étrangères, Rafael Ramirez, qui militait pour une importante réduction, a quitté la réunion le visage fermé. L’Arabie Saoudite, royaume concurrencé par le pétrole de schiste américain, préférerait préserver la tendance actuelle que de voir ses parts « mises en danger par une réduction de la production», selon les analystes. Sa marge de manœuvre est en tout cas plus importante en comparaison avec d’autres membres de l’OPEP, dont la plupart ont besoin d’un baril à plus de 100 dollars pour équilibrer leur budget, 160 dollars dans le cas du Venezuela et seulement 90 dollars pour l’Arabie Saoudite.

Les cours du pétrole ont chuté de près de 35% depuis le début de l’été et sont aujourd’hui à moins de 80 dollars le baril, sous le double effet d’un ralentissement de l’économie mondiale et d’une offre abondante sur le marché. Le développement du pétrole de schiste américain a chamboulé toute la donne, mettant les pays exportateurs de pétrole devant l’impératif de trouver de nouveaux clients. La part de l’OPEP ne représente aujourd’hui qu’un tiers de la production mondiale, contre plus de 40% il y a quelques années. Lire la suite

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Médéa : Une Journée d’Etude sur Ebola

Publié le 28 novembre 2014, par dans Non classé.

Un panel d’éminents professeurs et docteurs seront conviés, jeudi prochain (4 décembre) à une journée d’étude sur le virus Ebola.
Cette rencontre est prévue à la salle de conférences de l’université Yahia Fares (Médéa), organisatrice de ce séminaire en collaboration avec la direction de la santé et de la population et la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem). Un point de presse a été donné hier matin par le professeur Mustapha Oumouna, initiateur de cet événement qui est une première en Algérie, auquel ont pris part le directeur de la santé, la représentante des pharmaciens et la presse locale.

D’importants thèmes seront à l’ordre du jour de cette rencontre scientifique, dont le virus Ebola. Cinq conférenciers de renom dans le domaine se succéderont à la tribune, à savoir le Pr Mostefa Khiati, qui abordera en ouverture « Le risque d’Ebola en Algérie», suivi de docteur Bruno Lina du CHU de Lyon (France) sur le thème : « Ebola, la situation en Afrique et dans le monde». Le Dr Yahia Mekki CHU de Lyon (France) abordera : « Ebola virus, structure, méthodes de diagnostic et prévention» qui sera suivi du représentant de l’OMS Algérie, le Dr Bah Keitaqui aura pour étude le volet de l’épidémie de l’Ebola virus.

ne nouvelle fois, en clôture, le Dr Bruno Lina abordera l’actualité des autres virus émergents. Un débat sera instauré après ces interventions pour être à l’écoute de tous les participants afin d’enrichir les thèmes des conférences selon les expériences de chacun. Cette journée d’étude sera rehaussée par la présence du ministre de la Santé et de plusieurs chercheurs et spécialistes de la santé ainsi que des praticiens exerçant sur le terrain. Lire la suite

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Mali : Le spectre de la guerre civile

Publié le 28 novembre 2014, par dans Non classé.

Les négociations de paix à Alger ont pris fin hier sans réelle avancée, alors que kidnappings, explosions de mines et affrontements entre groupes armés de différentes communautés inquiètent les observateurs.
Ce devait être la dernière étape. Lancée il y a une semaine, la nouvelle phase de négociations de paix entre les mouvements du Nord du Mali et les autorités de Bamako s’est terminée hier sans annonce. Depuis lundi, les discussions sont bloquées par la question du fédéralisme. Ce jour-là, les mouvements armés de la Coordination ont pu, à la demande du chef de file de la médiation, Ramtane Lamamra, expliquer les détails de leur proposition d’Etat fédéral. Les représentants du gouvernement malien « se sont fâchés», selon un participant. « On nous a ramenés dans l’étude du projet de fédération qui lui-même avait déjà fait l’objet de rejet il y a quelques semaines par la médiation», explique le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop.

Les représentants des groupes armés affirment, de leur côté, qu’il n’est pas question de céder sur cette revendication. « Après 50 ans et à cause du retard de développement, nous considérons que c’est le système qui ne fonctionne pas», estime Mohamed Ousmane Ag Mohamadoun, porte-parole de la Coordination. La session plénière de négociations devait officiellement se terminer avant-hier. Elle a été prolongée de fait. Tous les participants affirment être optimistes, mais l’actualité du terrain rattrape les négociateurs. Jeudi dernier, deux Touaregs, membres du HCUA, ont été retrouvés égorgés à 40 km de Kidal. Samedi, 12 enfants ont été kidnappés près de Kidal. Deux d’entre eux ont été tués alors qu’ils tentaient de s’échapper, selon un officier de l’armée malienne qui évoque un « enrôlement de force d’enfants soldats».

Mardi, le convoi du ministre du Développement rural a sauté sur une mine dans la région de Gao. Deux soldats maliens ont été tués. Inquiète, Washington, pourtant plutôt discrète sur cette question au cours des derniers mois, a envoyé à Alger la sous-secrétaire d’Etat adjointe en charge de l’Afrique, Bisa Williams, rencontrer tous les acteurs.

Radicalisation

Un observateur se dit très préoccupé : « Tous les ingrédients qui ont mené à la guerre de 2012 sont à nouveau réunis.» Dans les couloirs des hôtels, certains s’inquiètent d’une « radicalisation du gouvernement»; des propos tenus par des responsables à Alger et à Bamako laissent penser qu’une aile dure, partisane d’actions militaires, a désormais plus d’influence. En face, les représentants des mouvements armés estiment que si aucun accord n’est signé, ce sera le retour de la guerre. « La menace est grande. Les rebelles menacent mais d’autres acteurs plus dangereux menacent également», explique un participant de la Coordination, tout en affirmant que sur le terrain, de chaque côté, « chacun se prépare».

Dans son tout dernier rapport, International Crisis Group met en garde contre le ressentiment des populations : « Ceux qui sont restés au Nord-Mali ne voient guère les bénéfices de la paix et du déploiement d’une vaste mission onusienne.» Groupes djihadistes plus puissants, faiblesse de l’armée malienne et fragilisation de la parole politique pourraient conduire à un scénario catastrophe cette fois avec un risque supplémentaire. « Il y a de plus en plus de manifestations d’habitants réclamant l’indépendance et qui sont insatisfaits du travail des mouvements armés. Il y a aussi des tensions entre communautés qui sont instrumentalisées. On risque la guerre civile», s’inquiète un observateur présent à Alger.

Mohamed Ousmane Ag Mohamadoun acquiesce : « On lève des milices contre nous en leur disant que nous allons leur retirer leur territoire, ce qui est faux.» Mais, un autre observateur nuance : « Certes, le sentiment que la communauté d’en face est responsable reste ancré, pourtant je ne pense pas qu’une nouvelle guerre se déclenche, puisqu’à présent, il y a des acteurs supplémentaires qui disposent de moyens importants pour que cela n’arrive pas, comme les Nations unies, l’Algérie ou la France.» Lire la suite

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